Qui sommes nous?

La Jeunesse Autochtone de Guyane est un mouvement qui vient enrichir les rangs des organisations déjà présentes sur le territoire, l’ONAG, la FOAG, les autorités coutumières.

Elle illustre le dynamisme et la détermination des forces vives du monde autochtone en Guyane.

La création du réseau

Il est né suite à des réflexions menées par des jeunes autochtones originaires du Haut Maroni, du Haut Oyapock, du littoral guyanais mais également de jeunes présents dans l’hexagone.

Ce groupe de réflexion s’emparait des sujets d’actualités touchant les Autochtones et échangeaient leurs pensées et analyses.

Suite aux différentes réflexions et analyses, un passage à l’acte est devenu nécessaire, notamment sur l’Oyapock où il y a eu en 2016 une vague de suicide. La première action concernait en la réalisation d’un clip sur le suicide à Camopi “ Teko Makan – No suicide “ qui a été diffusé sur Arte, France Ô et repris dans plusieurs documentaires et projeté dans les colloques notamment celui qui a eu lieu au Sénat en novembre 2016. Le réseau a accompagné la mission parlementaire en charge de la rédaction du rapport parlementaire sur le suicide des jeunes amérindiens.

Par la suite le réseau s’est agrandi.

Le Mouvement

La Jeunesse Autochtone était présente dans les différentes mobilisations en appui aux organisations historiques : FOAG et ONAG. La première mobilisation de terrain fut devant le rectorat et ses antennes, pour dénoncer les conditions de scolarisation des élèves de l’intérieur ( Wayana, Teko, Wayapi ). Ensuite contre le bilan de lutte contre l’orpaillage illégal.

En parallèle la Jeunesse Autochtone participe à des projections-débats dans différents villages amérindiens.

En mars 2017, plusieurs mouvements de contestation naissent un peu partout en Guyane, les plus forts et visibles sont à Cayenne et à Saint-Laurent du Maroni.

Les jeunes du réseau montent des barrages fluviaux au niveau du village d’Elahe ( Maroni ) et à Camopi ( rivière Camopi ) afin de stopper l’orpaillage illégal.

Les organisations autochtones participent au blocage général de la Guyane sur le rond-point du Chaman à Matoury ( village Ste Rose de Lima ).

La Jeunesse Autochtone avec l’appui des autorités coutumières et de villageois de l’ouest maintient un blocage pour porter les revendications autochtones au village Pierre.

La marche du 28 mars mobilise 200 amérindiens à Cayenne, et 600 à Saint-Laurent.

Les négociations du 1 au 2 avril donnent naissance à un début d’accord, qui sera signé par les différentes entités autochtones dont la JAG.

Du 19 au 21 avril, la Jeunesse Autochtone organise le Rassemblement des Peuples Autochtones de Guyane avec des délégations de plusieurs Peuples. Il est question de l’accord de Cayenne et d’échanges sur une vision commune des Peuples Autochtones de Guyane.

La Jeunesse Autochtone se renforce en nombre et en structuration, et s’empare de la question minière en Guyane notamment la Montagne d’Or. La JAG boycott la conférence de presse de la Montagne d’Or à Saint-Laurent du Maroni. Lors de la réunion publique sur le projet « Bœuf Mort », 150 amérindiens exigent de la société Montagne d’Or qu’elle quitte la Guyane.

A Paris la JAG entre en contact avec plusieurs ONG et participe à une plateforme de coordination.

L’Association

La JAG est né d’un mélange entre la réflexion et la réaction spontanée. L’année 2018 sera une année intense qui exige une structuration plus formelle. La personnalité morale permet de porter des projets, c’est donc un outil nécessaire et indispensable au mouvement.

Les actions de la JAG sont axés sur différents pôles : l’éducation, à savoir l’amélioration des conditions de scolarisation des jeunes de l’intérieur, souvent obligés à quitter leurs familles pour rejoindre le littoral, hébergés dans des familles d’accueils aux us et coutumes diamétralement différents des leurs.

La JAG mène aussi des actions de mobilisations et de contestations pour les droits des peuples premiers.

Les autres champs d’actions de la JAG se situent dans le domaine économique, social, politique et spirituel. Ainsi, le développement de ses sphères est au coeur des actions de la JAG, afin de favoriser l’inclusion sociale et ainsi affirmer l’identité des peuples autochtones.

Par ailleurs, l’accent sera mis sur l’accès au numérique par le biais d’outils et de systèmes d’informations et de communication. Ceci, avec la volonté de mettre en réseau l’ensemble des forces vives du monde autochtone. De plus, à travers différentes campagnes de formation, la JAG a pour ambition de participer à la formation des jeunes autochtones de Guyane.

La JAG souhaite, également, favoriser les échanges et les relations entre les différents peuples autochtones aussi bien sur le plan local, régional et international.

Tout cela dans le l’objectif de promouvoir et de valoriser l’insertion sociale culturelle et familiale.

Toujours au niveau social, la question du suicide est une préoccupation qui rend urgent un passage à l’acte et la mise en oeuvre de moyen nécessaires pour résoudre ce problème qui gangrène la population autochtone de Guyane.